Christopher Mulrooney translates Paul Valéry
TRANSLATIONS
 
 
Hélène


Azur ! c'est moi... Je viens des grottes de la mort
Entendre l'onde se rompre aux degrés sonores,
Et je revois les galères dans les aurores
Ressusciter de l'ombre au fil des rames d'or.

Mes solitaires mains appellent les monarques
Dont la barbe de sel amusait mes doigts purs ;
Je pleurais. Ils chantaient leurs triomphes obscurs
Et les golfes enfuis aux poupes de leurs barques,

J'entends les conques profondes et les clairons
Militaires rythmer le vol des avirons ;
Le chant clair des rameurs enchaîne le tumulte,

Et les Dieux, à la proue héroïque exaltés
Dans leur sourire antique et que l'écume insulte
Tendent vers moi leurs bras indulgents et sculptés.
 
Helen


Azure! it’s me... I come from death’s grottos
To hear the breaking wave in sonorous degrees,
And once more see sunups full of galleys
Resuscitate from shadow on gold oars.

My solitary hands call the monarchs
Whose beards of salt amused my fingers pure;
I wept. They sang me all their triumphs obscure
And the gulfs buried at the poops of their barques,

I hear the deep conch and military trumpet
Give a rhythm to the oarblades’ flight;
The clear song of the rowers enchains the tumult,

And the Gods, on the heroic prow exalted
In their antique smile the waves insult
Extend to me their arms indulgent and sculpted.